Conseils d’une voyageuse : Les 8 modes de transport en Chine par Marie Favre

Note éditoriale de l’article : Conseils d’une voyageuse : Les 8 modes de transport en Chine par Marie Favre

Les voyages sont l’aventure !

Vous le savez déjà surtout si vous êtes déjà parti « ailleurs », loin ou moins loin.

Oui, malgré les préparations de voyage, malgré les cartes, les plans, le horaires des transports, les brochures, les conseils des proches et tout votre projet minuté, calculé, orchestré, l’imprévu vient pratiquement tout le temps créer la surprise lors de votre séjour.

L’imprévu surprise, c’est tant mieux si tout s’arrange vite, mais si tout devient galère, ailll.

Lisez l’article de Marie Favre qui vous donne d’excellents conseils si votre prochaine destination de voyage est Pékin en Chine.

Elle vous « tuyaute » sur les différents modes de transport à utiliser.

Conseils d’une voyageuse : Les 8 modes de transport en Chine par Marie Favre

Moyens de transport a Pékin

1)La marche

a) seul réel moyen de découvrir Pékin, ses parcs immenses et silencieux où l’on entend les pies et les criquets dont le cri strident et interminable fuse en été, où l’ on voit les arbres en fleurs, les gens faire leur gymnastique et chanter, où l’on est hors du monde et du vacarme de la rue.

b) Ou faire du lèche vitrine, pénétrer dans la rue de la soie, encore pour quelques mois en sursis, et marchander les vêtements, copies de toutes les marques, les chaussures et les dvd, s’arrêter prendre un café ou un jus en terrasse quand bon vous semble et découvrir une griserie d’investir la rue en toute liberté comme jamais je n’avais pu le faire en vingt huit ans au Maroc ! ,aller à la poste et prendre le pinceau de colle pour coller les timbres.

c) entrer dans un restau manger quelques légumes sautés ou des nouilles ou discuter avec les voisins de table

On apprend à marcher vite, à grandes enjambées ,bien à l’aise dans le pantalon et les chaussures plates ; on n’est jamais vraiment fatigué ,ni à vélo, ni à pied, car Pékin est une immense ville plate. On a seulement soif, à cause de la chaleur, ou du froid sec qui déshydrate, et de la pollution.

2) Vélo

a) Avec le panier en plastique noir devant pour les commissions, très pratique , et le pied pour le stationnement, le cadenas obligatoire.

b) idéal pour se rafraîchir l’été , étouffant et humide ,et pour sillonner les rues de Pékin ombragées par les lourdes voûtes des frondaisons vertes des arbres.

c) Dangereux la nuit car il n’a pas de lumière.

d) Quasi impossible à faire avancer sous les rafales de vent contraire qui vous bloquent et vous font perdre l’équilibre, génial, pour se sentir fondre parmi les autres cyclistes avec lesquels on avance comme une masse d’eau. Quand il pleut, on déplie comme par enchantement la grande pèlerine plastique de couleur gaie qui protège le corps ,les bras, le guidon et le vélo.

e) Presque disparu le lourd vélo en fer noir, au guidon qui vous faisait avancer droit comme un « i » ; Il y en a de toutes sortes.

3) Taxi

a) les petits jaunes, les « miandi » disparus depuis ,car dangereux : ils prenaient feu. C’étaient de petites estafettes où vous vous assoyiez au ras du sol, sur des sièges la plupart du temps défoncés et d’où il fallait s’extirper avec un semblant de souplesse.

b) puis les rouges, où le conducteur est protégé des passagers par une séparation en plexiglasse, et qui sont si nombreux qu’on n’attend jamais pour prendre un taxi à Pékin. Une bouteille de Nescafé avec les quelques feuilles de thé vert nageant au fond pour la journée sur lesquelles on se contentera de verser de l’eau chaude quand il n’y aura plus de liquide , une radio souvent à tue-tête qui diffuse l’opéra de Pékin.

4) Train

a) où j’ai vu les couchettes molles des cabines pour six perdre leurs dentelles et leurs napperons, avoir des draps d’une blancheur remarquable mais garder le thermos d’eau chaude, et la « salle de bains ».

b) où le matin on se lave les dents et se débarbouille le visage. Les toilettes ont désormais leurs portes même si encore certains ne savent pas qu’il « faut » les fermer !Je préfère tout de même les wagons aux couchettes dures, en skaï,,séparées par des cloisons non insonores :On demande à s’installer à la couchette du bas, même si c’est un tout petit peu plus cher, mais on est moins secoué pendant le trajet et on n’a pas à escalader pour aller s’allonger., Et puis, on est avec les Chinois, toujours sympathiques, agréables, toujours mangeant, une pomme, des pépites ,des bonbons, des oranges, et buvant du thé parlant ou dormant. Les enfants sont super sages, les parents jouent avec eux, les occupent : jamais de caprice, ni de pleurs.

c) Certes il y a beaucoup de terribles raclements de gorge, mais on discute de tout et de rien. Les salles d’attente, celles des chinois, mais aussi celles où parfois on nous amenait, plus confortables, un tantinet démodées avec leurs canapés de velours leurs petites dentelles et leurs miroirs devant la porte pour tromper les mauvais esprits.

d) Les quais grouillant de monde, les marchands ambulants vous proposant des boissons et de la nourriture. On voit défiler la campagne brune ..

5) Le métro

a) que tout bon expat vous déconseille car il ne répond pas aux normes sécuritaires en cas d’incendie, parait-il. j’en fus grande utilisatrice : et c’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup d’étrangers. N’empêche, il vous évite les embouteillages sans fin.

b) vous fait économiser du coup de l’argent, le ticket valant 2ou 3 yuan. On y trouve de la pub, les stations sont annoncées en chinois et en anglais. On s’assoit quand on peut et on imagine la vie des gens, surtout de ceux que l’on voit monter à la station de la gare, avec leurs gros paquets et leur air plus campagnard.

c) Les banquettes, vertes pour les anciennes lignes , l’une qui épouse l’ancienne muraille de la ville et l’autre qui la traverse d ‘Est en Ouest , rouges pour les nouvelles stations qui prolongent la ligne E/O et desservent la Cité interdite et le boulevard Chang An, sont fixées le long du wagon et les gens se font face.

d) Pour accéder aux rames, on descend un nombre vertigineux d’escaliers, par paliers de quinze, On sort de là avec un escalator, parfois dans un courant d’air terrible et glacial. Dans les galeries souterraines, quelques boutiques, des k7 radio, des journaux aux très nombreux titres, spécialisés ou non, de l’eau.

e) Il est difficile de sortir « du bon côté » de la rue quand on n’a pas le sens de l’orientation : En Chine, les noms de rues sont imagées et sont complétées par l’information de son orientation : on a ainsi : le coté sud de la rue du cyprès, le coté Nord de la rue du cyprès, celle qui est à l’Est, celle qui est à l’Ouest. Mais le même nom de « cyprès » peut encore être donné non plus à la rue, mais à la ruelle adjacente, ou à la venelle voisine., chacune de ces types de rue ayant aussi un nom spécifique en chinois. On peut également donner tout à fait le même nom à différentes rues du même quartier que les chinois ne confondront pas, eux, car on mentionne « première rue », « seconde rue », « troisième rue », sur lesquelles, évidemment, on précisera Est, Ouest, Sud, Nord. Mais on s’y habitue vite et les rues et les avenues se coupent à angle droit, ce qui est pratique.

6) L’avion

a) Ceux des multiples compagnies nationales et régionales chinoises, les aéroports immenses, neufs, modernes et sophistiqués, les différentes queues selon qu’on soit diplomate, étranger ou chinois en lignes locales ou internationales.

b) les Chinois téléphonent , accrochés à leur portable jusqu’à la dernière minute et à peine l’avion a-t-il atterri qu’on entend déjà des sonneries et des « Wei ! », tonitruants. Comme ils veulent être les premiers à sortir de la carlingue, constamment ils se lèvent quand les roues de l’avion sont à peine au sol, et se précipitent pour ouvrir les porte-bagages d’où ils extirpent leurs très nombreux et très volumineux bagages à main. L’hôtesse doit intervenir à plusieurs reprises pour les faire se rasseoir . C’est toujours ainsi.

c) Joueurs dans l’âme, j’ai vu les arrière d’avion transformés en « tripot » où six chinois ont passé les dix heures de vol à taper la carte, les yuan s’empilant à coté d’eux. Avant qu’on supprime le petit fumoir en bout d’avion sur Air France en Mai dernier, gros fumeurs, ils l’envahissaient

7) Le pousse-pousse

a) que j’ai mis plus d’une année à oser prendre tant j’avais honte d’exploiter la misère de ces gens et de revenir au siècle dernier. Vous les voyez courbés sur le vélo, pédalant transpirant et vous pensez à Lao-She

b) Il n’y a que le bus que je n’ai pas pris : les lignes régulières ou les petits van qui ne partent que lorsqu’ils sont pleins et dont les préposés, penchés à la porte hurlent le prix qu’ils cassent au fur et à mesure de l’attente .

8)La voiture personnelle

a) à utiliser le moins possible, car la circulation est dense ,désordonnée, mais lente, pas plus que du 40km à l’heure. Par ailleurs on ne prétend pas que tout le monde doive respecter le code sauf soi-même ; on est assez courtois comme si on se disait que tout le monde peut faire une faute . Pourtant les voitures avancent comme avance l’eau : imperceptiblement et c’est celui qui aura eu le moins peur de cogner l’autre ou d’être cogné qui passera le premier.

b) Mais je redoute d’avoir la moindre anicroche car ,encore et toujours en Chine, l’étranger est le seul responsable de l’ accident. Et tout se complique : police des étrangers, police de la route. Les « anciens » nous conseillaient même de ne pas descendre du véhicule considéré comme « territoire étranger » en cas de collision si minime soit-elle.

c) presque toutes les contre-allées autrefois affectées aux vélos, sont investies par les voitures . Les embouteillages sont tels ,tout comme l’étendue de la ville, et cela en dépit des échangeurs et des 6 périphériques, qu’il faut toujours tenir compte du trajet d‘au moins une heure quand on doit se déplacer.

d) Le problème de parking commence à se poser de façon aiguë , des horodateurs ont été placés les hôtels et centres commerciaux ont tous des parkings souterrains.

e) Depuis trois ans toutes les voitures ont du être équipées de pots catalyseur, pour lutter contre la pollution. Par ailleurs l’essence, qui a pourtant augmenté en mai 2001, reste extrêmement bon marché : un plein de quarante litres vaut environ 25 euros

Marie Favre

Source : http://Contenu-Gratuit.com

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